des nues, avec un e à la fin!
Une rubrique de nues (avec un « e », j’insiste)… Vous vous ferez peut-être cette réflexion : « encore un peintre détraqué ! Tous ces nu(e)s ! » Je vous répondrai : « des nues ? Non… des corps ! »
Si le corps objet est soumis par définition à l’extériorité, le corps-propre, cher à Fichte et à Merleau-Ponty, est un élément complexe de la personnalité, il en est même le centre de référence. Intéressant, non ?
Alors quoi ? Et bien les corps présentés sur cette page ne constituent pas uniquement un prétexte à une étude de formes et de couleurs, mais ils représentent un travail qui cherche à mettre en avant le lien entre le corps-propre et le corps objet, entre l’intérieur et l’extérieur, entre l’être et le paraître. Parce qu’une position est une confidence, parce qu’une posture témoigne du caractère, parce qu’un trait physique trahit le moral, l’extérieur n’est que le reflet de l’intérieur. La femme, gracieuse, froide ou chaleureuse, mystérieuse, se prête idéalement au jeu.